Etre auto-entrepreneur en pratique
Dans un billet précédent, je me réjouissais de la possibilité de se déclarer Auto-Entrepreneur sur Internet. Mais une fois la déclaration effectuée, qu’est-ce qu’il se passe?
Auto-Entrepreneur = TNS simplifié
Comme je l’indique dans mon billet précédent, il y a beaucoup de similitudes entre le statut d’auto-entrepreneur et celui de travailleur non salarié (TNS dans le jargon) soumis au régime fiscal de la micro-entreprise. Comme pour le « régime micro », c’est le Chiffre d’Affaires qui détermine le montant des impôts et celui des cotisations sociales.
Le régime « Auto-Entrepreneur » apporte 2 choses: un cadre plus simple à comprendre et une réelle proportionalité entre les revenus et les cotisations. Ainsi, avec le régime TNS classique, même si l’entrepreneur ne générait aucun Chiffre d’Affaires, il devait tout de même s’acquitter de cotisations plancher. Ce qui peut sembler injuste au premier abord, mais prend tout son sens lorsque l’on considère la propention de la nature humaine à vouloir tricher, en l’occurence ne déclarer aucun revenu dans le but de ne pas payer sa part de cotisation…
Déclarer son Chiffre d’Affaires
Contrairement au Travailleur Non Salarié classique qui déclare son résultat d’activité à la fin de l’année calendaire, l’autoentrepreneur doit déclarer son Chiffre d’Affaires trimestriellement, à la fin du mois suivant le trimestre civil (30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier). Il doit également payer les cotisations sociales forfaitaires correspondantes.
Cette déclaration trimestrielle peut se faire par courrier, en remplissant un formulaire mentionnant le montant de votre chiffre d’affaires réel réalisé au cours de la période écoulée ainsi que le montant des cotisations et contributions sociales correspondantes, comme indiqué sur le site officiel de l’autoentrepreneur (au passage, méfiez-vous des « faux sites officiels », qui peuvent vous induire en erreur… ou vous faire acheter des services « non officiels » et non pertinents).
Mais il y a encore plus simple: s’inscrire au service net-micro de l’URSSAF, qui permet de déclarer en ligne et de régler par la même occasion ses cotisations par prélèvement automatique. Après votre adhésion au régime Autoentrepreneur, vous avez dû recevoir votre numéro d’immatriculation Siret, qui vous sert d’identifiant auprès des URSSAF. Ensuite, il suffit de retourner l’autorisation de prélèvement (ils appellent ça « télépaiement » pour faire moins peur…). Plus de formulaire ou de chèque à envoyer à la fin du trimestre, il suffit de de quelques clics pour s’acquitter de la seule formalité imposée par le régime d’auto-entrepreneur ![]()
Note: Si votre chiffre d’affaires est nul, vous n’êtes pas tenu de faire de déclaration.
Le montant des cotisations
Le montant des cotisations sociales dépend de votre activité:
- Activité de commerce (achat-vente) ou de fourniture de logements, le taux est de 12% du Chiffre d’Affaires
- Autres activités (prestations de service, TNS sous le régime BNC), le taux est de 21,3% du Chiffre d’Affaires
Comme expliqué précédemment, cette différence de taux de cotisation se justifie pleinement, puisque ce régime se base sur le Chiffre d’Affaires et non sur la marge réalisée (ou résultat net avant impôt). Un commerçant qui achète ses produits pour les revendre génère moins de marge qu’un prestataire de service, qui a, en général, moins de dépenses pour son activité.
L’occasion de rappeler que le revenu net (équivalent du salaire net) de l’autoentrepreneur n’est ni le Chiffre d’Affaires (CA), ni sa marge (Marge = Recettes – Dépenses), mais ce qui lui reste une fois qu’il s’est acquitté des cotisations sociales forfaitaires:
Revenu net = CA – Depenses – CA*cotisations
Bien sûr, il reste ensuite à s’acquitter de l’impôt sur le revenu, comme pour tout revenu. A noter que dans certains cas, vous pouvez opter pour un prélèvement à la source.
Dans une majorité des cas, l’aspect forfaitaires est bénéfique pour l’entrepreneur: en maitrisant ses dépenses, il peut payer moins de charges et d’impôts que s’il était dans un régime « au réel ». Mais attention, à vous de faire la simulation: si par exemple votre activité de service requiert l’achat de gros matériel, ou d’utiliser des consommables onéreux, votre marge réelle sera bien plus faible que celle déterminée par le forfait. Reste le second avantage du dispositif: se lancer et tester son idée sans démarches trop complexes ou trop coûteuses…
En conclusion, ce nouveau régime me parait une réelle simplification par rapport au régime TNS micro-entreprises, reste à voir ce que cela donne en pratique… Je vous laisse me le dire!
13 février 2009 at 12:18
Merci pour le recapitulatif clair et net qui de plus se trouve reconfortant. les avis sur cette nouvelle formule restent rares. Cepandant…. chemin faisant, une question depuis que j’effeuille les divers pages du web reste sans reponse (pour moi).La vie apres la « mort » de l’auto-entreprise si=a un regime TNS. y a t’il un retour aux droits chomage, si oui sous quelles conditions : demission d’un CDI pour monter enfin ma boite par exemple, le risque par les temps qui court en vaut il la chandelle?
MERCI encore et d’avance Bé lou ga du GARD
19 février 2009 at 15:51
@ Bertrand:
Je n’ai pas la prétention de répondre à la place des représentants du dispositif, mais comme je sais d’expérience combien il est difficile d’obtenir une réponse complète (c’est à dire à la fois fiscale=impots, sociale=URSSAF, et chomage=ASSEDIC), voici ma vision des choses.
Pour quitter son employeur et monter sa boite, je pense personnellement que le statut d’auto-entrepreneur est pas adapté, car trop limité. Je viserais directement une EURL ou SARL, que ce soit en étant gerant majoritaire (TNS) ou minoritaire (salarié) en confiant 51% de ses parts à sa famille (avec le risque « associé »).
Dans tous les cas, éviter de démissionner, c’est sûr. D’abord, il est possible de prendre un congé création d’entreprise de 2 ans (équivalent au congé sabbatique), et même à temps partiel.
Ensuite, mieux vaut un « licenciement » (je sais pas où en est la loi concernant la fin de contrat avec « accord mutuel »), pour conserver ses droits aux assedic. Là, il sera possible de demander 50% des ses droits au chomage sous forme de capital pour peu que l’on soit éligible à l’ACCRE (voir le CFE). En cas d’échec de la création d’entreprise (dans les 3ans je crois), on conserve ses droits ASSEDIC restant.
Après, en tant que TNS, non, clairement, il n’y a aucune assurance chomage… mieux vaut ne pas sortir du dispositif « salarié »!
Pour revenir au statut d’autoentrepreneur, je pense qu’il est uniquement adapté aux démarrages d’activité progressifs (avec autre chose à côté).
21 février 2009 at 17:58
Bonjour,
Merci pour cette article, mais j’aimerai aborder un aspect que beaucoup de monde ne précise pas.
> La création d’une activité d’auto-entrepreneur n’est pas compatible avec une activité en cours de TNS comme un gérant de EURL, ou encore un co-gérant égalitaire, majoritaire de SARL… Ce qui bien dommage, car la possibilité d’avoir une activité complémentaire est quasiment possible pour tous, retraité, salarié, fonctionnaire, mais pas pour les travailleurs non salariés.
22 février 2009 at 19:51
@John:
Merci pour ce commentaire. J’avoue que je n’avais pas envisagé ce cas particulier.
Mais d’un autre côté, qu’est-ce qui empêche un gérant majoritaire d’exercer une autre activité? Il est déjà TNS, et un statut d’auto-entrepreneur ne lui apporterait rien de plus d’un point de vue « sécurité sociale », qui est, à mes yeux, la chose chose nouvelle apportée par le cadre autoentrepreneur. Tout le reste, à commencer par la fiscalité du régime micro-entreprise existait déjà et lui reste accessible.
Concrètement, un Travailleur Non Salarié (TNS) a déjà plus qu’un autoentrepreneur (plus d’options et plus de complexité), je ne vois pas d’intérêt à vouloir cumuler… n’hésitez pas à me donner des exemples!
23 février 2009 at 9:31
Il est vrai au début je pensais que le statut était très sympa comparer à statut de salarié, je parle principalement au niveau des facilités de la gestion et de la trésorie…
Ce que je lui reproche c’est la pratique courante au niveau du calcul des cotisations, l’avantage de l’auto entrepreneur, c’est que c’est 100% proportionnel, mais surtout que c’est rapide à payer…
@Webmaster:
Mais d’un autre côté, qu’est-ce qui empêche un gérant majoritaire d’exercer une autre activité?
Pour répondre à ta question, rien n’empêche le gérant majoritaire d’exercer une autre activité s’il monte une autre EURL/SARL mais dans le cas par exemple tu souhaites tester un marché ou simplement avoir une petite activité détente le week-end comme la gestion de gîte, ou encore une boutique en ligne, tu ne peux pas car l’URSSAF l’interdit purement et simplement en statut d’auto-entrepreneur.
Après, on peut également voir un autre aspect… être sous-traitance de plusieurs de tes propres boîtes afin de pouvoir payer tes impôts et tes charges rapidement. Il suffit de faire le calcul pour voir qu’on s’y retrouve largement lorsqu’on gagne moins de 30k € / an.
23 février 2009 at 10:27
@John:
Il me parait logique que l’on ne puisse cumuler TNS et autoentrepreneur, puisque c’est un statut TNS simplifié. Comme son nom l’indique, le « Travailleur Non Salarié », c’est vous, et vous êtes unique: impossible de vous démultiplier, ce serait comme vous autoriser à porter 2 noms de famille au lieu d’un seul.
Lorsque j’écris « qu’est-ce qui empêche un gérant majoritaire d’exercer une autre activité? », gestion d’un gîte, dans votre exemple, je voulais dire: pour moi (mais je ne suis pas expert), rien, mais alors rien ne vous empêche de le faire, SANS AUCUNE DEMARCHE supplémentaire vis à vis de l’URSSAF. Vis à vis de l’URSSAF, vous êtes déjà identifié comme TNS. Que vous soyez gérant de une, deux ou 10 SARL, hôte de gîte, c’est bien toujours vous, vous cumulez ces activités sous une seule et même identité, une « personne physique ». A ne pas confondre avec chaque « personne morale » qui « né » lors de la création d’une société (sarl, etc…).
Lorsque vous parlez de « monter une EURL », vous créez une nouvelle « personne morale ». Vous, John, vous êtes une seule et unique personne physique. Et je ne vois pas ce qui vous empêche d’exercer plusieurs activités (tout comme une SARL peut très bien décider de se diversifier) en tant que TNS.
D’un point de vue fiscal, vous pouvez rester dans le régime de la micro-entreprise, tant que, globalement, vous ne dépassez pas les plafonds. Au passage, ils se cacluls au prorata: si vous faites 16000€ de service et 20000€ de vente de produits, vous utilisez 50% de votre plafond « service » et 25% de votre plafond « commerce », vous êtes bien en dessous des seuils. Je vous laisse vérifier avec votre centre des impôts (je conseil l’email pour avoir une trace écrite), pour ma part, j’ai toujours eu des réponses claires et précises de leur part.
Enfin, la seule règle qui peut géner votre projet, c’est des dispositions légales liées à des activités réglementées, mais rien à voir avec le statut d’auto-entrepreneur.
J’espère que mon analyse à du sens pour vous. Un TNS n’est pour moi ni plus ni moins qu’un Travailleur « Freelance », qui a la faculté de facturer directement, pour toutes les activités qu’il exerce.
25 février 2009 at 22:19
euh oui enfin tout ça est très bien. pour ma part j’ai rempli (correctement !) le formulaire il y a trois semaines et j’attends toujours…
le web c’est juste la vitrine. derrière c’est l’urssaf qui (mal)traite à sa vitesse habituelle.
bravo les annonces, mais pour l’instant ca ne semble pas marcher en vrai !
26 février 2009 at 9:44
@Patrice
Je suis d’accord avec toi Patrice que cela peut faire un peu long mais comparer aux démarches lors d’une création d’une « vrai » société, c’est beaucoup plus long…
Et malgrès ce que tu peux croire, l’URSSAF est surment un des plus compétent. Jusque là, c’est toujours eux qui ont été les plus actifs pour ma part.
4 mars 2009 at 8:54
Super plan pour ceux qui commencent avec…rien ou qui veulent tester leur projet.
Mais il y a un très gros soucis pour les profession libérales: Chiffre d’Affaire confondu avec marge. Impossible de déduire les moindres frais. Sans compter que le pourcentage des prélèvements sont nettement plus élevés. Pas même le plus petit abattement…On reste dans l’idée que les prof libérales s’en tirent mieux que les autres..Ahurissant de naviguer dans le flou à ce point..l’employé des impôts me dit que je n’ai qu’à faire payer tout ça à mon client! et qu’on ne peut pas gagner sur tous les tableaux(Centre des Impôts de Perpignan). Sans compter que le personnel administratif commet beaucoup d’erreurs dans ses réponses (contradictoires de l’un à l’autre)
ATTENTION! ALLEZ A LA PECHE AUX INFOS surtout pour les cumuls d’activité.Toujours d’après mon Centre des Impôts, JE DOIS REPAYER l’annee suivante (sur le revenu généré par l’autoentreprise)sur ma déclaration annuelle particulier.
5 mars 2009 at 11:26
@ANNE:
Vous avez raison, je pense aussi que le statut d’auto-entrepreneur concerne « seulement » ceux qui commencent avec rien ou qui veulent tester leur projet, c’est d’ailleurs ma conclusion après plusieurs mois d’analyse:
http://auto-entrepreneur.over-blog.net/article-28382587.html
Par contre, le point que vous soulevez n’est pas spécifique aux professions libérales: un commerçant subit les mêmes effets du forfait: ses frais de déplacement ou de transport (pour recevoir et/ou acheminer sa marchandise), de loyer, etc… ne sont pas déductibles non plus du Chiffre d’Affaire.
C’est normal qu’il n’y ait pas d’abattement, puisque c’est un régime simplifié, avec un taux forfaitaire. Encore que, en fait, si, il y a un abattement, mais il est invisible.
Je l’explique dans ce billet sur le régime micro-entreprise: http://auto-entrepreneur.over-blog.net/article-28652906.html
Otto.
6 mars 2009 at 10:06
bravo à ce blog : grace à mon précédent post j’ai reçu mon récépissé d’enregistrement avec SIRET le lendemain
bref il faut 3 semaines, mais à la décharge de l’urssaf, je ne les ai pas aidés : il faut savoir qu’à l’inscription dans la case « activité » (long champ texte) il faut en mettre idéalement mettre un code APE (ex NAF) et non pas décrire l’activité – sinon ils cherchent et en affecte un (correctement pour autant que j’aie pu en juger).
pour ma part c’est pour pouvoir facturer proprement une activité accessoire à mon activité salariée, et pour ça c’est tout à fait parfait. pour un chômeur créateur le statut d’entreprise individuelle reste plus sérieux (certes ça oblige à payer toutes les charges – mais l’ACCRE est là pour ne pas les payer de suite justement quand on est chomeur créateur – j’ai testé!)
sinon on reçoit tous les courriers habituels demandant de s’enregistrer partout (couverture sociale etc…) alors qu’en auto-entrepreneur c’est pas censé être le cas : ç apeut faire des frais si on commence à signer et renvoyer tous ces trucs !!!
6 mars 2009 at 16:27
Bonjour, je voulais revenir sur la question du TNS. Je vous explique mon cas. Je suis gérante d’une SARL qui réalise des prestations de services, en TNS. Je souhaitais m’inscrire en AE étant donné que le cumul des statuts est autorisé afin de faire des consultations psy car j’ai une formation de psychologue à la base. Je pourrais bien évidemment passer par ma SARL pour ce faire, facturer au nom de l’entreprise des consultations individuelles c’est genant mais pas impossible. Par contre faire payer aux particuliers une TVA à 19.6 qu’ils ne peuvent pas récupérer, c’est m’obliger à m’aligner sur les tarifs et mettre le cout de la TVA de ma poche.
6 mars 2009 at 16:40
Bonjour Valérie,
Désolé, l’URSSAF et RSI ont été très clair en me répondant :
« Comme suite à la réception de votre courriel, nous vous informons que les pluri-actifs sont exclus du dispositif de l’auto-entrepreneur dès l’instant qu’une activité n’est pas soumise au régime fiscal de la micro-entreprise.
Comme vous êtes gérant par ailleurs, vous ne pouvez donc pas adhérer à ce régime. »
J’ai deux SARL, donc pas de problème pour de multiples TNS, sauf que le statut AE nous est interdit. (pour des raisons bidons…).
6 mars 2009 at 17:01
Merci John pour cette information. D’ailleurs, c’est logique: auto-entrepreneur est un statut visiblement encapsulé dans le statut de TNS au régime micro-entreprise + micro-social, il faut donc être (rester) dans ce périmètre. Pour le problème de Valérie, la question va être de savoir si elle est éligible au statut de « micro-entreprise » pour bénéficier de l’exemption de TVA. Le mieux est certainement d’exposer le cas au centre des impots…
Ces échanges sont très riches, mais peu facile à lire. Je vous propose de les poursuivre dans le lounge Code-Promo:
http://www.codepromo.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=63&forum=2&0
2 avril 2009 at 21:15
Pour ma part, je souhaiterai m’informer sur un point précis;
Etant allocataire des ASSEDICS, il est stipulé sur les diverses notices que l’on peut trouver sur la toile, qu’au démmarrage de l’activité si l’on demande le versement de la moitié du solde de ses droit, l’autre moitié vous ai versée six mois plus tard.
OK, jusque là tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais ce solde final, est t’il recalculé en fonction du chiffre d’affaire réalisé au cours des six précédents mois ou est-ce vraiment le solde effectif ?
Merci de votre précieuse réponse.
3 avril 2009 at 21:15
A priori, il faut demander à bénéficier de l’ACCRE lors du début d’activité:
http://auto-entrepreneur.over-blog.net/article-29247173.html
Ensuite, non, le solde dépend uniquement de vos droits Assedic.
Ceci dit, j’avais en tête qu’on ne pouvait recevoir que 50% des droits, payés en 2 fois (donc 25% puis 25%). Une forme de sécurité en cas d’échec.
Otto.
3 avril 2009 at 21:18
Ces échanges sont très riches, mais peu facile à lire. Je vous propose de les poursuivre dans le lounge Code-Promo:
http://www.codepromo.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=63&forum=2&0
A tout de suite sur http://www.code-promo.com
19 juin 2009 at 16:16
bonjour
voila jai une friterie et sur suis en reel simplifier
aujourdhui je voudrai faire une autre actiitée en auto entrepreneur tous en gardant ma friterie
se sont deux choses toalement differente
comment faire ai je le droit ?
20 juin 2009 at 17:09
Bonjour lll_keser_lll :
J’ai répondu sur le lounge Code Promo®:
http://www.codepromo.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=63&post_id=318&order=0&viewmode=flat&pid=283&forum=2#318
3 février 2010 at 23:31
Bonjour
merci pour tous ces échanges intéressants. On se rend compte en effet des nombreux cas de figure qui ne trouvent pas forcément écho (du moins pas encore) dans les discours officiels.
En voici un autre : je vais me lancer en tant qu’auto entrepreneur salarié afin de créer un complément de revenu et d’anticiper la mutation géographique de ma conjointe. J’envisage ainsi d’ici 6 mois de démissionner pour rapprochement de conjoint tout en continuant de travailler à l’essor mon activité d’auto entrepreneur.
Question : dans l’hypothèse où je ne gagnerai pas encore 70% de mon salaire actuel, pourais-je bénéficier du complément assedics sachant que je n’étais pas demandeur d’emploi au moment du lancement de l’activité?
C’est le cas de l’autoentrepreneur salarié liencié, sauf qu’ici le licenciement est remplacé par une démission pour suivi de conjoint.
merci de vos avis.
4 février 2010 at 8:29
Bonjour Fred,
C’est une bonne question. Avec plus de 12 mois de recul maintenant, je pense que
les Assedicle pole emploi a maintenant la réponse.Sans avoir la réponse, j’aurais tendance à penser que non, vous ne pourriez prétendre aux indemnités, car votre dernière activité serait TNS/AE, non indemnisable.
Si cela ce confirme, une parade: cesser (provisoirement) l’activité d’AE avant la fin de l’activité salariée (concretement, cela veut dire être radié et ne pas facturer sur cette période), et suivre la procédure standard du chomeur créateur d’entreprise en AE.
Par expérience, mieux vaut éviter les cas particuliers: même si vous êtes dans votre « droit », ça coince à tous les étages…
Wally.
20 mars 2010 at 18:10
Je me suis déclarée comme autoentrepreneur début décembre et bénéficiant d’indemnités ASSEDIC, j’ai déclaré chaque mois que je n’avais pas travaillé (aucun revenu), car je suis en pleines démarches de création. Je viens d’être informée par les Assedic, que j’ai 11 jours d’indemnités mensuelles en moins à compter du jour où je me suis déclarée. Ceci n’a jamais été évoqué dans les réunions de préparation Pôle emploi. Cela veut dire que je n’ai droit qu’à 19 jours d’indemnités par mois.
Je signale cela car je suis certaine que beaucoup ignorent cette situation et c’est important de le savoir avant de s’engager dans cette voie.
21 mars 2010 at 12:22
Merci @Larderet d’avoir partagé cette information.
Comme souvent, les assedic (pardon, le pôle emploi) est souverain dans ses décisions, parfois … arbitraires.
Pour ceux qui liront ces lignes: ma recommandation est de ne pas « créer » tant que l’on n’a pas sa première facture à émettre. Il est tout a fait possible d’entammer ses actions de création durant des mois, il suffit d’expliquer qu’on est « en cours de création ».
Ainsi, si cela prend plus de temps que prévu, on n’aura pas gaspillé de l’argent (en frais bancaires, par exemple).
Bien sûr, ce n’est pas toujours possible (plan de sauvegarde de l’emploi qui impose une création d’entreprise sous 3 mois, par exemple)
Wally.
5 mai 2010 at 15:57
Bonjour,
Je suis au chômage bénéficiaire des ASS et je voudrais créer une activité d’auto-entrepreneur pour facturer ponctuellement, à mon mari photographe indépendant, des prestations (secrétariat, organisation de ses shooting, recherche de clients). Savez vous si cela est possible entre conjoints ?
Merci d’avance de vos réponses.
5 mai 2010 at 16:51
Bonjour Brigitte,
Je ne suis pas un « expert », mais je ne vois aucune raison pour ne pas pouvoir le faire. Dans ce genre de situation, l’essentiel est que cela corresponde à une prestation réelle, avec une facture, et un paiement facile à retracer.
Wally.
7 juin 2010 at 11:31
C’est bien entendu possible Brigitte.
Si tu es au chômage tu peux même profiter d’une aide à la création d’entreprise qui te permettra de toucher une partie de tes allocations pour lancer ton activité. N’hésite pas à te renseigner aupres du pôle emploi qui propose également quelques réunions pour renseigner les personnes interessées par la création d’entreprise.
7 juillet 2010 at 14:42
bonjour,
j’ai une question,je suis actuellement enseignante contractuelle mais à la rentrée scolaire je serais au chômage.Je souhaite savoir si je peux me mettre en auto-entrepreneur dès maintenant et concerver mes droits aux chômage? ou si il faut attendre la rentrée m’inscrire au chômage puis me déclarer auto-entrepreneur?
Parce que je trouve que c’est une perte de temps mais j’ai peur de ne plus avoir droit à rien si je me met dès maintenant en auto-entrepreneur….
merci de votre réponse
13 juillet 2010 at 16:16
Bonjour, je me suis mise autoentrepreneuse dans l’achat et la vente de marchandises, j’aimerais savoir ce que je dois déclarer comme CA. Je sais que la cotisation est de 12% sur le CA, mais je sais pas vraiment quoi déclarer. Exemple, j’achète à 122€ TTC et je revends à 134,20€ (soit 10% de marge = 12,20€ de bénéfice), si je déclare 134,20€ de CA, je vais déclarer 16,10€ donc je vais perdre 3,9€ sur l’affaire ?
Je ne comprends pas, quelqu’un peu m’expliquer SVP, je suis perdue
14 juillet 2010 at 15:28
@NEVES: en effet, vous avez tout compris: vous perdez de l’argent.
C’est ce que j’explique dans ce billet:
http://auto-entrepreneur.over-blog.net/article-33200933.html
A la louche, je dirais que, pour faire des bénéfices dans la vente de marchandise en étant auto-entrepreneur, il faut revendre entre 2 et 3 fois plus cher que le prix payer. Donc, pour vendre à 134€, acheter à 44€…
Tout ceci doit s’évaluer et se calculer bien avant de se lancer comme entrepreneur, dans la phase d’étude (avec l’étude de marché).
Otto.
14 juillet 2010 at 15:47
Merci OTTO, donc il me faut trouver la source mère de tous mes produits pour éviter d’être en dehors du prix standard du commerce, ça va pas être simple.
Merci encore (tu as un blog simple et constructif)
10 juillet 2011 at 11:51
bjr
je suis auto entrepreneur j ai effectue des prestations pour une entreprise qui refuse de me payer comment faire?
merci
11 juillet 2011 at 8:27
@Molina:
Quel motif invoque le client pour ne pas payer?
Comment avez-vous contractualisé la demande de prestation?
(bon de commande, demande écrite ou … orale)
Si la dette n’est pas contestable, le recours est l’injonction de payer: http://vosdroits.service-public.fr/F1746.xhtml
Bon courage,
Otto.